Nos différences sont des étiquettes qui servent à nous… différencier, c'est-à-dire à ne pas être confondus, et elles n’ont pas plus d’importance que des étiquettes. L’étiquette est le contenant : c’est le contenu qui prime, le contenu, c'est-à-dire l’identité. Avant d’être différents, nous sommes identiques par ce que nous avons d’essentiel : l’appartenance au genre humain.

Nous différons sur des points de détail, nous nous ressemblons, nous nous rassemblons sur les grandes lignes. C’est quand nous nous regardons de trop près que, l’arbre du détail cachant la forêt de l’ensemble, nos différences sont sources de différends : il suffit de prendre de la hauteur, c'est-à-dire de la profondeur, d’aller au fond des choses, pour voir que nous avons tous le même et qu’en partant de là, c'est-à-dire en les relativisant, nos différences ne demandent qu’à composer.

Vues sous cet angle, c'est-à-dire à la bonne distance, les différences non seulement n’engendrent pas la haine, mais, c’est leur raison d’être, elles génèrent la curiosité, l’intérêt, l’attrait, l’amour !